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Des inventaires piscicoles sur la Lèze

mardi 30 août 2016

Durant le mois d’août, des pêches électriques ont été organisées sur le bassin de la Lèze, à Pailhès et à Labarthe, afin d’évaluer les populations de poissons présentes sur la Lèze et en suivre l’évolution au fil du temps.

Début août, la Fédération de l’Ariège de pêche et de protection du milieu aquatique a ainsi procédé, comme chaque année, à une pêche électrique sur le secteur amont de la Lèze entre le Pas del Roc et Pailhès. Naturellement présente dans ce contexte piscicole favorable aux cyprinidés d’eaux vives, la truite est en net déclin depuis quelques années, notamment en raison du colmatage des frayères par les matières fines (sables, limons). La température estivale de l’eau favorable à la survie des juvéniles et les alevinages de truitelles initiés en 2015 par la Fédération de pêche et l’AAPPMA de Pailhès ont toutefois permis d’améliorer les densités de truites sur ce secteur, bien qu’elles demeurent faibles à moyennes (24 truites capturées sur environ 100 m en amont de Pailhès et 120 dans les gorges). Les autres espèces recensées comme le goujon, la loche et le chevesne sont aussi très nettement sous-représentées, signe du dysfonctionnement de la rivière.

peche electrique pailhesLes pêches électriques réalisées par la Fédération de Pêche de l’Ariège sont inoffensives pour les poissons

Fin août, une pêche électrique a également été organisée à Labarthe en aval du pont de la RD19 dans le cadre du suivi de la qualité piscicole de la Lèze opéré par l’ONEMA. Réalisée par un bureau d’études spécialisé, la pêche a été conduite sous l’œil attentif de plusieurs adhérents à l’AAPPMA de la Vallée de la Lèze. Les résultats de la pêche ne seront connus que cet hiver, mais il semblerait que les goujons soient bien représentés sur le secteur aval de la Lèze, de même que les barbeaux fluviatiles, les ablettes, chevesnes et autres vairons.

goujons peche electrique labartheAprès leur capture, les goujons sont pesés et mesurés avant d’être remis à l’eau


Globalement, les résultats des pêches traduisent la qualité médiocre de la rivière, sujet sur lequel le SMIVAL est actuellement impliqué au travers d’une étude de diagnostic.

Contacts :
Jade BOSCHÉ, SMIVAL
Allan YOTTE, Fédération de l’Ariège de pêche et de protection du milieu aquatique