des échanges fructueux avec la délégation camerounaise
des échanges fructueux avec la délégation camerounaise

Communiqué de presse : Coulées de boue - le SMIVAL accueille des chercheurs camerounais

samedi 1 décembre 2012
Le 12 septembre, Colette SUZANNE, Présidente du SMIVAL, a accueilli une délégation de douze responsables politiques et chercheurs nord camerounais pour une visite technique sur la question des coulées de boue.

Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre du programme de recherche européen CAPSOL pour la conservation du capital sol, mis en œuvre par l’INRA.

Une présentation en salle a permis d’exposer la situation dans la vallée de la Lèze : les sols, particulièrement sensibles à l’érosion, sont dégradés lors des orages, même modestes, ce qui aboutit à des coulées de boues importantes et récurrentes.

En présence du Sultan Mustapha YERIMA HALILOU, les échanges avec les agronomes et géographes camerounais ont permis de confronter les enjeux et les moyens de la conservation des sols. Bien que nos deux régions présentent des contextes socio-économiques différents, les causes et les conséquences de cette dégradation sont similaires : un travail du sol et des techniques de travail inadaptés entrainant une perte de fertilité.

La visite de deux exploitations agricoles a permis d’illustrer quelques unes des solutions qui permettent de conserver la vie du sol, sa fertilité et son potentiel agronomique.

Malgré les différences frappantes en terme de mécanisation, d’organisation du travail, de taille des exploitations, de politique agricole ou encore du type de sol, les agronomes camerounais retrouvent des problématique proches et des solutions comparables : « au Cameroun, la perte de matière organique est également un vrai problème, les pailles des différentes cultures sont utilisées dans la confection de toits. Le retour de ces pailles au sol est aujourd’hui envisagé pour conserver la matière organique des sols. En revanche, un travail du sol dans le sens de la pente comme on peut le voir dans vos régions est chez nous un sacrilège. Le travail manuel (semis et repiquage) permet de travailler perpendiculairement à la pente, contrairement aux gros engins que l’on peut voir ici. »

Alors que le programme de recherche CAPSOL va se poursuivre en vallée de la Lèze, et plus largement dans le Lauragais, cette journée aura permis d’apporter un regard neuf et des perspectives élargies.